|  En 1875, le bourg d'Andel fut ravagé par un incendie. Andel fut Chef-lieu de Canton de 1789 à 1795 et élut sa première municipalité au début de 1790. L' abbé J-N Hingant (1745-1822), qui a donné son nom à la rue principale d'Andel, fut député du clergé aux Etats Généraux (1790).Il refusa de voter la Constitution Civile du Clergé et dut émigrer à Jersey. |
 - Pour certains, Andel tire son nom du Breton LanHuel (terre haute), le bourg étant situé sur un haut plateau (87 m) granitique au pied duquel coule le Gouessant (50 m).
- Pour d'autres, Andel vient du radical celte Ande que l'on retrouve dans de nombreux noms de communes françaises, telle Andelat dans le Cantal, où coule la rivière Ande. Nous serions ici en présence d'un dérivé d'une racine que l'on retrouve dans les noms bretons de la source (AnDON) et de la vallée (NANT).
- Une troisième thèse voudrait faire dériver Andel de Land-Ael : le pays de l'ange
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 La commune d'Andel possède un patrimoine riche, avec des monuments historiques anciens. |
(1737 ; clocher, porche, et trois fenêtres 1591) D'un ancien édifice sont conservés quelques éléments, tel le porche du XVI siecle, avec son fronton soutenu par deux pilastres. Leurs chapitaux portent une curieuse sculpture avec des têtes aux grandes oreilles en forme de spirale. Ce type de campanile, qui abrite ici trois cloches, n'est pas rare dans les églises du Penthièvre. On en retrouve un, par exemple, à Saint-Allan-Plurien, autrefois église de Pléneuf. |
(XV siècle, bois, Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Jean-Baptiste)
Cette statue provient de la proche chapelle de la Trinité, qui existe à l'origine aux Ponts-Neufs. Elle est sans doute mise an sûreté à Andel au moment de la vente de l'édifice comme bien national. |
(1565-XVII siècle, bois, Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Jean-Baptiste) Ce rétable, qui représente l'Annonciation, a été réalisé en deux fois à un siècle d'écart. Ornant à l'origine la chapelle du Saint-Esprit, il est déplacé dans l'église lorsque celle-là abandonne ses fonctions de lieu de culte. |
(XVII siècle, huile sur toile 2,60 x 1,95m) Le Rosaire présente en trois chapelets les mystères douloureux, joyeux et glorieux de la foi. Ce tableau, encore appelé Voeu de Louis XIII, met la France sous la protection de la Sainte Vierge. Au centre, la Vierge présente un rosaire à Saint Dominique. Autour d'elle se déploient de fines miniatures représentant les mystères. En bas, on reconnaît plusieurs grands personnages de l'époque : le pape Urbain VIII, le cardinal de Richelieu, Louis XIII et son épouse, Anne d'Autriche, et probablement le recteur de la paroisse. La présence ici de ce tableau peut sans doute être mise en relation avec l'existence d'une confrérie du Rosaire, établie en 1622. |
(XVIII siècle, bois,Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Jean-Baptiste) A l'origine, c'est un élément du maître-d'autel, qui possède alors un double tabernacle. En 1898, un recteur, souhaitant rendre "plus pieuse sa pauvre église", envisage de représenter la scène du Calvaire dans le cadre d'un jour céleste. Cet aménagement nécessite une dislocation de l'ensemble. La toile représente la montée du Juste au paradis. Les niches qui l'encadrent sont occupées par des statues modernes de Sainte Anne et de Saint Joseph. |
(vers 1769 ; réemplois XVIè siècle) Elle est construite sur l'emplacement d'une chapelle plus ancienne, à une trentaine de mètres seulement de l'église. Il ne reste aucune trace des raisons de sa construction. A l'intérieur, des frises, sur lesquelles sont sculptées des têtes d'angelots et des écussons armoriés, courent au-dessus des murs. Elles proviennent très certainement de l'ancienne église, si l'on en croit un texte de 1699 : " Dans la dite chapelle, les gentils-hommes n'ont pas à y mettre leurs armoiries." Son clocher s'abat en 1949. Après diverses conversions, elle abrite la bibliothèque municipale. |
(XVIII siècle) Il est le siège de la plus importante seigneurerie de la paroisse, appartenant à la famille Du Breil. Celle-ci est originaire de Landehen, et s'étend sur dix générations, du XV siècle jusqu'à 1722. Une cour close est délimitée par le château et des bâtiments annexes. Tout proche de ceux-ci, un colombier est édifié. Suite à de profonds remaniements au début du XX siècle, seul demeure le château. |
(XVI siècle) Cette chapelle privative, à l'origine probablement coiffée d'un clocheton, est le lieu d'inhumation des membres de la famille Du Bois dulier, anciennement propriétaire du château. Une frise en granit court sur le haut des murs et se termine, de chaque côté, par une tête dont la chevelure évoque les du XVI siècle. On ignore l'usage des piédestaux, situés de chaque côté de la porte. |
(Début du XVII siècle) Le manoir est constuit par Thébault Le Denays et son épouse Servanne Le Chauffé. Sa porte est coiffée d'un cintre surmonté d'un pinacle portant un écusson. La tourelle, placée à l'arrière est couverte d'un toit à croupe. C'est aujourd'hui une ferme. |
(XIX siècle) Cette tour est le vestige d'un moulin qui a perdu ses ailes et son toit. Au XVIII siècle, il existe, non loin de là, un autre moulin à vent, dépendant de la seignerie de Quengueret, qui possède également un moulin sur le Gouessan. Selon les aléas climatiques, les deux moulins sont complémentaires. Construit vers 1830, ce moulin cesse de fonctionner peu avant 1914. |
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